Camaret/mer et la tour "Vauban" au patrimoine de l'Unesco

la tour Vauban à l'Unesco

                                              

          Camaret  sur mer "Kamelet"              

 

        Port traditionnel à la sardine que les Bretons ont longtemps considéré comme un poisson indigène, Kamelet consacre aujourd'hui l'essentiel de son activité de pêche aux crustacés. Les hardis marins de Camaret vont traquer les langoustes sur toutes les mers du globe ou presque, sans oublier au passage les langoustines, tourteaux ou araignées de mer. De très grands viviers bien aménagés permettent de conserver aux prises vivantes toute leur fraîcheur et, manger, aux beaux jours, un bon dormeur mayonnaise dans un des restaurants du quai est un bonheur de vacances dont on sesouvient longtemps.

 

      Par sa position géographique à l'entrée sud de la rade de brest  Camaret a joué depuis longtemps un rôle stratégique.Lorsque Colbert, après Richelieu, décida de faire de Bret un haut lieu de la flotte royale, il entreprit d'en défendre les accès. L'ingénieur Vauban construisit, à la fin du XVIIème siècle, dès 1690, sur le sillon de Camaret, un joli petit fortin au crépis rose dont les canons menaçaient les vaisseaux du roi d'Angleterre, alors principal ennemi de la france, sans oublier les Espagnols et les Bataves.

      Le fort servi avant d'être achevé, lors de la bataille navale du 18 juin 1694 contre la flotte Anglo-hollandaise.Les canons français permirent de refouler l'assaut mais ce fut une horrible bataille puisqu'il y eut plus de mille tués de part et d'autre.A cette époque la vie des marins était très rude. En cas de guerre on tirait au canon dans les bordages, non pas tellement pour crever la coque car l'artillerie de l'époque n'y parvenait pas souvent, mais pour faire exploser le bois! Avec pour effet d'arracher aux membrures d'énormes échardes de bois qui éventraient les hommes, les énucléaient, leur coupaient bras et jambes.

          Les flottes de guerre tenaient de l'enfer et, faute de volontaires il fallait le plus souvent recourir à l'enrolement de force pour trouver des équipages. Mal nourris, mal vêtus, toujours dans l'humidité et la promiscuité la plus totale, les hommes mouraient si vite et si jeunes que la plupart aujourd'hui nous auraient semblé des enfants.

                           

                                           Vauban

          En nos temps  de paix la belle citadelle vauban, quelque peu restaurée après les avanies de la guerre de 1939-45, est devenue musée de la marine et sa visite ne manque pas d'intérêt.

          Non loin de la citadelle Vauban, la chapelle de Rocamadour porte curieusement le nom d'un important sanctuaire aquitain. si l'on en croit certains son vrai nom serait Roc'h Madou, c'est à dire "le rocher de la mère de Dieu", d'autres pensent que ce nom vient de roch - le rocher -et de dour -l'eau - ce qui est plausible vu l'endroit.N'est-on pas aller jusqu'à inventer un saint Amadour...Cette jolie chapelle à l'architecture surbaissée pour résister aux vents dont elle n'est guère protégée par la nature a eu son clocher décapité par un boulet anglais au printemps 1694. Incendiée au début du siècle puis reconstruite, à l'intérieur des "ex-voto" témoignent de la ferveur des marins vis à vis de la Vierge. Ce sont souvent des maquettes de bateaux pendus au plafond de l'église, objets d'un voeu pour sauver un navire lors d'une tempête.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

page suivante            accueil

Dernière mise à jour de cette page le 03/12/2009

Ce site est listé dans la catégorie Finistère (29) : Réservation de vacances Finistère de l'annuaire Se former au referencement et Dictionnaire du Net

Bookmark and Share Page Rank Check